J’ai mangé une mygale sur le Quai Sisowath !

22.35. Phnom Penh. Pourquoi ne pas se laisser tenter par une spécialité locale… la mygale grillée !! On en trouve à Phnom Penh dans les restaurants (chics) et chez les vendeurs ambulants. Ce n’est pas très onéreux (moins de 0,3$) et en plus, c’est plein de protéines… Il suffit juste de passer outre le dégoût que cela vous inspire au premier abord. Le résultat est cependant décevant, c’est un peu sec et pas très goûtu !

C’est sous les Khmers Rouges (1975-1979) que cette consommation d’arachnides a connu son premier essor – les araignées ont en effet été un moyen de pallier aux sévères pénuries alimentaires de cette époque cauchemardesque.

Et si demain araignées et autres bébêtes à huit pattes devenaient notre repas quotidien ? Propriétés nutritives indéniables, empreinte carbone faible et cette capacité à nourrir… 9 milliards de personnes sur Terre d’ici 2050 ! C’est la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation) qui l’affirme : il faut investir dans la production d’insectes comestibles pour nourrir la planète et pour protéger l’environnement. Il faudra donc s’habituer à la salade de larves, à la purée de grillons ou au cheeseburger de criquets…

Avouons-le, il n’est facile de découvrir l’entomophagie (le fait de manger des insectes) par la mygale… On vous conseille donc une approche plus en douceur : les criquets !