Des pays, des filles, des astuces !

Pas toujours facile d’être fille en mission humanitaire. Bridgeo vous donne ici quelques conseils pour éviter les pièges, rester en sécurité et quelques astuces pour contourner les désagréments.

Fille et volontaire

On en est encore là en 2017 ? Malheureusement oui. La condition féminine est dans de nombreux pays tout simplement déplorable. Accès à l’éducation, égalité salariale, liberté de mouvement, sécurité… Il n’est pas toujours facile de naître fille à l’autre bout du monde – ni simple d’ailleurs d’être une femme à Londres, Madrid ou Paris. Nous publierons régulièrement des articles sur ces sujets qui nous préoccupent. Intéressons-nous aujourd’hui à ce qu’il en est de la sécurité, des codes vestimentaires et du matériel à emporter quand on part en mission humanitaire au féminin.

1/ Règles de sécurité.

Soyons honnête. Il n’est pas plus dangereux de se balader à Bagnolet qu’à New Dehli, à Battambang qu’à Tourcoing. Il faut partout dans le monde éviter certains quartiers, certaines heures… et certains quartiers à certaines heures. Soulignons également que vous partez en mission humanitaire, que vous allez être accueillie au sein d’une association locale… Bref que vous n’allez pas être seule ! Il n’empêche, il faut tout de même observer des règles de base pour éviter les désagréments :
  • n’hésitez à vous renseigner auprès des anciennes volontaires Bridgeo sur les endroits à éviter, les comportements et les attitudes à adopter… Cela vous évitera de commettre impairs ou malaises. Faites la même chose auprès des populations locales et de votre ONG… histoire d’avoir de l’info en plus !
  • dégagez de l’assurance et de la confiance en vous – cela refroidit souvent les enquiquineurs (pour ne pas utiliser un autre mot) et autres lourdingues.
  • sachez recadrer fermement (et poliment) tous les gestes déplacés et toutes les initiatives trop insistantes.
Soyons honnête (une deuxième fois), le lourdingue peut parfois devenir gros c… en mode sticker ! Impossible de lui faire entendre raison, il faut donc passer en version self-defense. On vous conseille pour cela de lire Echappez Belle! d’Irene Zeilinger, une très bonne manière pour acquérir des gestes simples, efficaces et dissuasifs et de faire fuir les balourds, les insistants et autres harceleurs !

2/ Codes vestimentaires.

Débardeur, jupe, chemisier ou jean ? La question n’est pas toujours météorologique. Il s’agit en effet d’adopter des tenues thermiquement adéquates – on ne vous recommandera jamais d’enfiler un jean quand il fait 35.2°C – et culturellement compatibles. Eh oui la décence est toujours de mise car certains textiles trop dénudés peuvent choquer, si ce n’est simplement mettre mal à l’aise. Se fondre dans le paysage sans jamais toutefois tomber dans le folklorique… Tel doit être l’objectif !

3/ Matériel utile.  

Les règles restent dans la plupart des pays un tabou, si ce n’est parfois un véritable calvaire pour les femmes qui sont exclues de leur communauté… pour cause d’impureté. Par ailleurs, le coût des serviettes hygiéniques est l’un des raisons principales de l’absentéisme féminin dans les écoles en Afrique – ne pouvant s’acheter de protections, les filles renoncent à se rendre en cours. Ce qui au terme d’une année représente 12 semaines, donc 3 mois d’absence. Est-il utile de préciser à partir de là que vous ne trouverez pas (ou difficilement) les produits menstruels que vous avez l’habitude d’utiliser. Vous pouvez faire un peu de stock avant de partir mais la plupart des voyageuses recommande la coupe menstruelle. Pour notre bloggeuse, c’est économique, écologique, hygiénique, vagin et travel friendly.

Solidairement vôtre,


Antoine pour Bridgeo.